Utopies architecturales // Lundi 10 décembre 2018 à 19h

Il y a une époque où tout semblait possible : les rêves et les projets bruts qui devaient changer le monde. Ce fut l’âge de l’utopie architecturale.

Nous étions alors optimistes sur notre capacité à créer ces utopies qui étaient une vision de la façon dont la vie devrait être ou pourrait être dans le futur. Elles convoyaient l’idée d’une société remodelée, d’un changement des classes et des communautés, mais aussi, et avant toute chose, d’un moyen de vivre plus humainement, en avance sur l’époque à laquelle elles étaient conçues. 

L’utopie architecturale n’est pas un mouvement monolithique. Il n’y a d’ailleurs pas d’école de l’utopie. Chaque utopie est unique, propre à la vision du futur que chaque architecte se fait.

Le XXème siècle compte de nombreux projets. Là où les années 1950 et 1960 nous promettaient une nouvelle vie grâce à une technologie omniprésente, les années 1970 tentèrent une approche plus spirituelle par une association du minéral et du végétal afin de combler le vide laissé dans beaucoup de projets par l’absence de nature.

Un grand nombre d’utopies architecturales ne sont restées que « rêverie » sur papier, quand certaines ont été concrétisées avec l’idée de remodeler la société, les relations entre les modes de vie et les interactions humaines. En les faisant sortir de leur dimension utopique, les architectes en firent le terrain d’expérimentations plastiques dont découle un vocabulaire architectural riche et nouveau.

Parfois, ces projets semblent se transformer en des architectures qui ne sont plus des utopies mais bien des dystopies. Ces lieux serviront alors de décor de films, seront rasés, abandonnés ou remodelés. Repoussant les limites des structures, des matériaux et de l’urbanisme, ils sont autant de leçons à retenir.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Est-ce que l’on invente encore des utopies en croyant à leur faisabilité ou l’architecture a-t-elle perdu sa capacité à nous inspirer et à nous influencer ? 

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picto afterwork   Lundi 10 décembre 2018 de 19h  à 20h

Lieu de rendez-vous : Le Castan, 2 Quai de la Douane, 33000 Bordeaux

Intervenant : Jonathan Renier, architecte d’intérieur

Gratuit

Réservations en ligne ici

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