Archives par mot-clé : beaux-arts

Camille Claudel et Auguste Rodin // Mardi 23 octobre 2018 à 19h

Rodin meurt en 1917. On le considère souvent comme un des pères de la sculpture moderne mais on peut penser, au vu des sujets et des envolées romantiques de ses sculptures, qu’il est aussi un représentant du Décadentisme ce mouvement artistique et littéraire qui couvre la fin du 19eme siècle. Rodin fut aussi cet artiste démiurge et puissant qui exécutait de nombreux travaux monumentaux.  En réalité il était entouré d’un grand nombre de petites mains, d’artistes ouvriers qui œuvraient pour lui et l’aidaient dans ses réalisations.

Camille Claudel, elle qui n’avait pas eu la chance d’accéder aux Beaux-arts, se retrouva ainsi une de ses praticiennes, élève, modèle et finalement maitresse du maitre qui lui écrivit moult lettres enflammées. À son égal et en comparaison de son pygmalion l’œuvre de Claudel développe un langage inédit, tortueux et charnel.

C’est la comparaison des deux artistes que nous développerons lors de cette conférence. Un vaste panorama de formes et d’esthétiques fin-de-siècle comme amer de cet amour contrarié.

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picto cours découverte   Mardi 23 octobre 2018 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenant : Nicolas Bulf, artiste-plasticien

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations en ligne ici

L’image des buveurs dans l’art // Jeudi 8 novembre 2018 à 19h

Les scènes de beuverie existent dans l’art depuis l’antiquité. La Grèce et la Rome antique privilégient le vin et leurs banquets profanes ou religieux en sont bien arrosés.

À caractère rituel d’abord, elles deviennent pur plaisir des sens. Elles ne sont pas très bien vues surtout au XVIIe siècle quand le caractère moralisateur et caricatural de la scène de genre l’emporte sur le caractère narratif. Les excès de la boisson et leurs effets négatifs sur la vie quotidienne des gens constituent par exemple, le sujet des peintures de Jordaens aux Pays Bas. En Angleterre, les gravures de W. Hogarth au XVIIIe siècle illustrent les débordements nocturnes de ses contemporains.

Au XIXe siècle, une nouvelle boisson fait son apparition dans l’œuvre d’art : l’absinthe. Degas nous donne une image poignante des effets de cette boisson, en contraste avec les scènes joyeuses de bals, de cafés, des guinguettes que l’on retrouve dans la peinture impressionniste.

Avec l’expressionnisme le caractère dramatique devient encore plus fort et le caractère joyeux des « beuveries » tend à disparaître. Le triste personnage soul de la peinture de Chagall remplace les joyeux buveurs De Pieter de Hooch.

Cette conférence vous invite à découvrir la richesse d’un thème aussi vieux que le monde.

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picto conférence  Jeudi 8 novembre 2018 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenant : Maria Paleolog, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations en ligne ici

Sculpture et BD // Jeudi 20 décembre 2018 à 19h

Art souvent méconnu et dénigré, la bande dessinée regorge pourtant d’ingéniosités artistiques. Les dessinateurs introduisent dans leurs histoires de nombreuses références et allusions aux autres arts.

Les sculptures sont nombreuses dans les bandes dessinées biographiques, historiques, d’humour ou encore d’aventures. Elles se trouvent principalement chez certains artistes comme Jacques Tardi, Chantal Montellier, François Schuiten, Catherine Meurisse ou Philippe Geluck. Les dessinateurs reproduisent des sculptures qui existent : il s’agit alors souvent de celles identifiables par un maximum de lecteurs : le Penseur d’Auguste Rodin, la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace. Mais les auteurs inventent aussi de nouvelles œuvres, créées en lien avec leurs personnages, un monde futuriste ou magique.

Cette conférence permettra de voir à quel point la bande dessinée permet toutes les transgressions et comment elle réinvente avec brio l’art de la sculpture.

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picto conférence  Jeudi 20 décembre 2018 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Adeline Bastien, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations en ligne ici

Programme TOUT ART FAIRE // Janvier – Juin 2018

L’association Tout Art Faire a le plaisir de vous faire découvrir son nouveau programme culturel Janvier – Juin 2018 !

Première nouveauté : Fini les inscriptions laborieuses par mail, nous vous proposons dorénavant de vous inscrire à tous nos événements, payants ou non, en ligne via la plateforme Helloasso (comment ça marche ? > cliquez ici)

Nous débutons 2018 avec un programme placé sous le signe de l’art déco avec un cycle inédit de conférences et visites guidées !

Au programme en 2018 : Des conférences sur le photographe Pierre Molinier, l’architecte et compositeur Xénakis, le temps au Moyen Âge, l’arrivée de la télévision privée en France, la Basilique Saint-Seurin de Bordeaux ou bien encore l’architecture contemporaine à Bordeaux, des afterwork-patrimoine sur Sophie Calle, les lieux de cultes revisités ou Munch et nos traditionnelles visites guidées et balades à vélo sur les chemins du street-art, les mascarons, Bacalan, ou encore les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle dont nous fêterons les 20 ans de l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO !

Et bien d’autres événements vous attendent encore… On vous gâte et on compte sur votre présence toute l’année !

Consultez et téléchargez notre programme est ici :

Les artistes roumains en France // jeudi 30 novembre 2017 à 19h

Après des siècles d’art byzantin et post-byzantin, les pays roumains s’engagent au 19e siècle dans la voie de la modernité en regardant vers l’Ouest qui lui offrira les modèles pour ses nouvelles institutions, à l’exemple des Ecoles des Beaux-arts, fondées dans les deux capitales Iasi et Bucarest. Ces établissements émergents offrent alors la possibilité pour les jeunes artistes d’accéder aux études à Paris, Berlin, Munich ou Rome.

La France, et surtout Paris, devient une destination privilégiée pour ces étudiants et artistes, de par le rôle de pionnière dans le domaine des arts. Au 19e siècle et dans la première moitié du 20e siècle en effet, tous les nouveaux courants ou mouvements artistiques naissent à Paris.

Nombre d’artistes roumains, tels que Nicolae Grigorescu, Ioan Andreescu ou encore Theodor Pallady, viennent étudier ou parfaire leurs études dans les ateliers des artistes français renommés et entrent en contact avec ce qu’il y a de plus moderne à Paris. Comment vont –ils assimiler ces influences ?

Nous vous invitons à découvrir certains de ces artistes qui appartiennent à la Roumanie mais aussi à la France.

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picto conférence  Jeudi 30 novembre 2017 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Maria Paleolog, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

Fragonard Libertin // Jeudi 21 janvier 2016 à 19h

Peintre emblématique du XVIIIe siècle, « touche-à-tout » de génie, Jean-Honoré Fragonard s’est illustré de nombreux  thèmes comme le paysage, le portrait, ou encore la scène de genre. Cependant, la scène amoureuse domine la plupart de son œuvre. Dans une époque où la moralité régit les codes sociaux, Fragonard se contente de contourner ceux-ci pour présenter à une clientèle toute particulière les charmes des déesses et des jeunes bergères.
Réputé jovial et bon vivant, ce peintre n’a que faire des règles établies de l’Académie. Plutôt que d’opter pour une catégorie, il choisit la liberté. Ses sujets et surtout sa technique tranchent avec ses contemporains. Pourtant aujourd’hui, on ne cesse de souligner son audace et son avant-gardisme.

 

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picto conférence  Jeudi 21 janvier 2016 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenante : Charlotte Lasserre, historienne de l’art

Tarifs : 5€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

L’animal dans l’art de la Renaissance // Mardi 1er mars 2016 à 19h

Au commencement était …l’animal. Dans les plus anciennes représentations artistiques sur les parois des grottes  les images des animaux sont prépondérantes et surprennent par leur réalisme qui témoigne à la fois des qualités artistiques des « peintres » primitifs ainsi que de leur capacité d’observation. Un art animalier se développe des temps les plus immémoriaux prouvant que le destin  de l’homme est lié à la présence de l’animal si on a tenu à les représenter ensemble. Pendant la Renaissance le monde animal connu s’enrichit d’un bestiaire issu des mythes de l’Antiquité retrouvée à cette époque mais aussi d’animaux exotiques suite à la découverte de nouvelles terres.

Devenus objets d’étude pour les savants et les artistes de la renaissance les animaux sont représentés dans la peinture, la sculpture et les arts décoratifs et dans différents genres : portrait, nature morte, compositions religieuses ou mythologiques.  Non seulement des animaux domestiques mais aussi d’autres animaux créés par la fantaisie humaine afin de personnifier vices et vertus, tempéraments, passions, accompagnant l’homme ou seuls. Les études de chevaux de Léonard de Vinci, le rhinocéros et le lièvre (1502) de Dürer, les « portraits » de deux chiens de chasse par Jacopo Bassano (1548 – 49) , tout comme les cabinets de curiosité, les ménageries et les premiers traités de zoologie témoignent d’in intérêt de plus en plus grand pour l’animal même si on ne sait pas encore s’il a une âme ou non.

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picto cours découverte  Mardi 1er Mars 2016 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenante : Maria Paleolog, historienne de l’art

Tarifs : 10€ pour les non adhérents // 8€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

L’animal dans l’art des XVII et XVIII siècles // Mardi 12 avril 2016 à 19h

La représentation de l’animal dans la peinture du XVIIe et XVIIIe siècle suit la même volonté de naturalisme qu’à la Renaissance. Ainsi, la recherche des formes, des matières et des mouvements conduiront à une nouvelle spécialité picturale, celle de la nature morte.
 Qu’ils soient mythologiques ou réels, les animaux sont couramment utilisés comme sujets dans la peinture de cette période, tous genres confondus. Cependant, certains peintres deviennent spécialistes de ces figures: c’est le cas de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) qui prend une place toute particulière en immortalisant les chasses du roi Louis XV ainsi que ses chiens favoris. D’autres peintres comme François Desportes (1661-1743) et Jean-Baptiste Siméon Chardin (1699-1779), s’expriment à travers la nature morte avec un tel réalisme qu’ils en deviennent maîtres du genre.

 

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picto cours découverte  Mardi 12 avril 2016 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenante : Charlotte Lasserre, historienne de l’art

Tarifs : 10€ pour les non adhérents // 8€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

L’animal dans l’art du XIXe siècle // Mardi 3 mai 2016 à 19h

L’art animalier connaît au XIXe siècle un grand développement et s’enrichit de représentations d’espèces exotiques grâce à l’intérêt pour l’Orient. Objet de recherche scientifique mais aussi support de l’allégorie ou du symbole, l’animal est présenté seul ou associé à l’homme. Sur des grands formats ou dans des carnets de croquis et de dessins les fauves de l’Orient occupent une place importante dans la création de Delacroix. Tous les courants du XIXe siècle ont pratiqué un art animalier plus ou moins réaliste, jusqu’au naturalisme de Rosa Bonheur ou au symbolisme de Gustave Moreau. Chiens, chats, lions, taureaux ou chevaux, brebis ou chèvres mais aussi sphinx, griffons, dragons ou autres animaux fantastiques  envahissent le monde de l’art. Nous vous proposons de découvrir au travers de l’art animalier les grands courants artistiques du XIXe siècle.

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picto cours découverte  Mardi 3 Mai 2016 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenante : Maria Paleolog, historienne de l’art

Tarifs : 10€ pour les non adhérents // 8€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

COUPS DE CŒUR #1 – Octobre 2015

Felix Arnaudin. Le guetteur mélancolique. Œuvre photographique 1874-1921
Musée d’Aquitaine jusqu’au 31 octobre 2015

Félix Arnaudin, Bergers échassiers, entre 1885 et 1898, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent.
Félix Arnaudin, Bergers échassiers, entre 1885 et 1898, d’après négatif sur verre au gélatino-bromure d’argent.

Il est difficile de croire qu’avant la création de cette forêt artificielle dans le milieu du XIXe siècle, les Landes n’étaient constituées alors que de plaines, de marais et de lagunes. Enfant de la région, Felix Arnaudin (1844 – 1921) se situe dans cette époque de changement où les traditionnelles exploitations agro-pastorales font place à la modernité de l’industrie forestière. Désolé de voir disparaitre ce territoire tant aimé, il décide de collecter la mémoire écrite, orale et visuelle de « ses » Landes à lui.

Félix Arnaudin, Biscarosse, Moulin à vent est, 19 août 1896, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent
Félix Arnaudin, Biscarosse, Moulin à vent est, 19 août 1896, d’après négatif sur verre au gélatino-bromure d’argent.

Ses œuvres photographiques (portraits, paysages, scènes de la vie quotidienne) sont réunies dans une exposition qui montre à quel point le paysage que l’on connait aujourd’hui est bien loin de celui qui existait autrefois…

Propagande ! Affiches en temps de guerre – 1914/1945
Musée d’Aquitaine jusqu’au 17 janvier 2016 ; Centre Jean Moulin jusqu’au 27 mars 2016

Affiche de propagande allemande
Affiche de propagande allemande

Nous n’avons pas souvent la chance à Bordeaux de voir une exposition illustrer le travail de l’affiche et encore moins en double volet. Le musée d’Aquitaine et le centre Jean Moulin organisent en parallèle deux manifestations d’un genre particulier : l’affiche de propagande en temps de guerre.

Moyen imparable de manipulation des esprits pendant les deux guerres mondiales, ces affiches nous replongent dans l’atmosphère sensible de la France occupée. La collection de M. Vincent Caliot prêtée pour l’occasion en dit long sur l’ « intox » médiatique combattant tout simplement la liberté de pensée.

Ferrante Ferranti – Itinerrances
Base sous-marine jusqu’au 13 décembre 2015

Ferrante Ferranti, pélerin hindou, sanctuaire de Tampaksiring, Bali
Ferrante Ferranti, pélerin hindou, sanctuaire de Tampaksiring, Bali

Entre itinéraire et errance, le photographe Ferrante Ferranti parcourt le monde en quête de sujets à capturer. Observateur des hommes, il se plait à fixer leurs cadres de vie, leurs coutumes, leurs lieux sacrés… Chaque image est traduite avec une vérité surprenante.

Ces 150 clichés sont présentés en plusieurs thématiques qui révèlent ses aspirations de recherche. La capture de la lumière ou la représentation de l’instant en font partie. Mais c’est surtout son travail autour de la spiritualité de l’homme qui l’emporte. Révélant chaque religion de manière intimiste, Ferranti montre avec respect et sensibilité, la magie de la diversité des peuples.

Par Charlotte LASSERRE