Archives par mot-clé : iconographie

COMPLET / Les vitraux de la cathédrale Saint-André // Samedi 13 octobre 2018 à 15h

Cette visite est déjà complète ! En nous envoyant un mail (contact@toutartfaire.com) vous pouvez figurer sur la liste d’attente.

Partir à la découverte des vitraux de la cathédrale bordelaise offre un témoignage vibrant de la renaissance du vitrail dans le diocèse de Bordeaux pendant la deuxième moitié du XIXe siècle.

La visite sera l’occasion de connaître l’histoire du vitrail dans le bordelais, d’observer les vitraux anciens de la cathédrale et de découvrir le contexte de la renaissance du vitrail après le Concordat.

Pour chaque ensemble vitré sera donné un commentaire iconographique avec de nombreuses références et une problématisation de la mise en scène des emblèmes des donateurs dans le décor.

En fonction de la disponibilité il sera aussi possible de visiter les vitraux des sacristies privées.

Attention, la visite est limitée à 15 personnes maximum !

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

 Samedi 13 octobre 2018 , de 15h à 16h30

Lieu de rendez-vous : Portail nord de la cathédrale Saint-André, 33000 Bordeaux

Intervenant : François-Rémy Roqueton, doctorant en histoire de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations en ligne ici

L’art Roman en Espagne // Jeudi 18 octobre 2018 à 19h

 

 

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 18 octobre 2018 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenant : Alexandre Paleologue, guide-conférencier

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations en ligne ici

Entre art celte et chrétien, les manuscrits insulaires // Jeudi 13 décembre 2018 à 19h

Aux VIIIe et IXe siècles, une production manuscrite originale se développe dans les îles britanniques. On parle d’ « enluminure insulaire » pour désigner ce groupe d’ouvrages réalisés en Irlande et en Northumbrie (Nord de l’Angleterre) et sans équivalent sur le continent. Leur facture très précieuse, proche de l’orfèvrerie, leur confère un statut particulier.

Leur luxe provient de leur contenu : il s’agit essentiellement d’évangéliaires, réunissant les textes destinés à la diffusion des Ecritures par les prédicateurs. De fait, ces ouvrages possèdent une riche symbolique. Ils sont parfois considérés comme de véritables trésors, à l’image du livre de Kells, longtemps décrit comme l’objet le plus précieux d’Occident. En outre, certains de ces manuscrits ont une histoire mouvementée, protégés des raids vikings qui traversaient alors les îles.

Poussant parfois très loin la complexité de la ligne, l’art insulaire aurait été inspiré par un ange… Ces motifs ont souvent été interprétés comme mystiques. L’esthétique insulaire serait plutôt une recherche du Beau, de la perfection divine. Toutefois, certaines hypothèses démontrent la forte influence des mentalités insulaires celtiques, notamment au niveau de la spatialité. La conception des enluminures serait à lier aux premières structures de pouvoir, récupérées par le christianisme.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 13 décembre 2018 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations en ligne ici

Les 4 éléments dans l’art // Jeudi 21 septembre 2017 à 19h

Selon les philosophes grecs de l’antiquité Empédocle, Platon et  Aristote, La Terre, l’Eau, l’Air et le Feu sont les 4 éléments constitutifs de l’univers. Ils sont entrés « tels quels » dans le monde des arts visuels à partir du 19e siècle.

Avant cette période, on les retrouve seulement comme faisant partie du « décor » des différentes scènes religieuses ou profanes ou à travers des symboles qui leurs sont associés. Une seule exception : la peinture hollandaise du 17 e siècle, et notamment les représentations de paysages.

Au 19e siècle, la nature se fait l’écho des états d’âme de l’homme qui se retrouve tout petit devant l’immensité de l’univers, ou fragile devant une nature déchaînée. Naufrages (K.D.Friedrich « La mer de glace ou le naufrage de l’Espérance» ; Géricault « Le radeau de la Méduse »), incendies (Turner « Incendie du Parlement », orages entrent en scène avec le romantisme.

Vers le milieu du 19e siècle, Le paysage s’impose comme genre autonome, en se libérant de sa qualité de « décor ». Dans l’art, on peut retrouver les 4 éléments seuls ou combinés entre eux ou avec d’autres symboles. A chaque époque, l’un d’eux devient la source d’inspiration principale pour les artistes, en lien avec les sujets, le contexte, la fonction de l’art, le développement de la science et des connaissances.

A travers des œuvres phares de l’art, nous vous proposons de jeter un regard sur ces quatre éléments et de découvrir le rôle qu’on leur a attribué à chaque époque en fonction de la signification du message transmis.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 21 septembre 2017 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Maria Paleolog, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

COMPLET / Le péché au Moyen âge // jeudi 23 novembre 2017 à 19h

Cette conférence est désormais complète !!

À l’époque médiévale, les représentations des péchés et de l’Enfer sont légion et investissent de nombreux supports : peinture, sculpture, tapisserie, enluminure,… De la chute des anges rebelles aux tortures infernales se dessine le vaste thème du mal.

Démons et vices participent d’un même discours : celui de la tentation et de ses conséquences. Si toutes les cultures ont conçu un au-delà, le thème du jugement des actes se développe véritablement avec le christianisme. C’est la déchéance humaine et son instrument, le corps de l’homme, qui concentre tous les aspects de la faute. Soumis à une moralisation intensive, le chrétien médiéval se doit d’agir avec mesure et vertu afin d’éviter les châtiments prévus après le Jugement dernier.

Le péché est d’abord un excès qui peut engendrer un péché capital, comme l’orgueil ou la luxure. En outre, l’homme se doit d’être très vigilant : gare aux démons qui peuvent revêtir de nombreuses formes pour séduire et inciter au vice ! « Mon nom est légion car nous sommes nombreux » dit un esprit impur à Marc (5, 9).

La production artistique donne corps au combat du bien et du mal, frappant le regard et la mémoire de ceux qui croisent ces images. Le péché constitue une source inépuisable pour les imagiers médiévaux qui font grand usage de la laideur pour représenter la transgression et les créatures démoniaques. Les monstres pullulent sur les Enfers romans et les représentations du récit de l’Apocalypse, tout comme la difformité habite les hommes pécheurs.

Au travers des exemples de Lucifer, des péchés capitaux, de l’Apocalypse et de l’Enfer, cette conférence se propose d’aborder la représentation du péché dans l’art médiéval.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 23 novembre 2017 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

Gueules de l’Enfer, Apocalypse, 14e s. © Londres, British Library, Add. 17333, f° 43

COMPLET / Les peintures du grand théâtre de bordeaux // mardi 5 décembre 2017 à 19h

Cette conférence est désormais complète !

Le Grand-Théâtre de Bordeaux, inauguré en avril 1780, est considéré comme le chef-d’œuvre de l’architecte Victor Louis (1735-1800). Ce monument emblématique de la ville, dont la façade s’inspire du style des temples gréco-romains, abrite à l’intérieur une salle de spectacle à trois foyers entièrement décorée.

La coupole de la Grande Salle de Spectacle aux couleurs de la royauté reçoit au XVIIIe siècle la peinture de Jean-Baptiste Robin. Le thème retenu « Apollon et les muses agréent la dédicace d’un temple élévé par la ville de Bordeaux », est un hommage à la ville, à son histoire et à ses arts. Suite aux détériorations de la peinture originelle, le peintre François-Maurice Roganeau réalise en 1917 une fidèle reproduction, celle que nous admirons aujourd’hui.

Lors de la campagne de restauration du Grand-Théâtre (1854-1869), la salle des concerts recréée par l’architecte Charles Burguet, complète la grande salle de spectacle. Prix de Rome en 1850, William Bouguereau exécute en 1865 la peinture de forme ovale ornant le plafond. Celle-ci évoque Apollon entouré des dieux de l’Olympe et des muses. Pour cette pièce d’apparat, le peintre réalise également des écoinçons et médaillons.

Ainsi, cette conférence propose de parcourir les différents espaces de ce véritable « temple des arts » d’inspiration néo-classique. A travers l’histoire des chantiers de construction et de restauration, nous découvrirons le travail des grands peintres et décorateurs des XVIIIe et XIXe siècles qui ont façonné l’histoire du Grand-Théâtre de Bordeaux.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto cours découverte   Mardi 5 décembre 2017 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Sarah Pelloquin, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

Conférence : La peinture religieuse en Languedoc // Jeudi 24 septembre 2015 à 19h

Les guerres de religions de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle, opposant catholique et protestant, ont causé de nombreux dommages à travers tout le Languedoc. La plupart des édifices religieux ont été victimes de l’iconoclasme qui a tout détruit. D’importantes constructions ou rénovations sont mises en places par le clergé qui pour cela fait appel à de nombreux artistes. Participant donc à cette reconstruction, les peintres vont mettre en place des programmes décoratifs en s’imprégnant davantage des modèles de la Contre-réforme pour contrer le calvinisme encore présent. Tout en laissant de côté le maniérisme pour s’inscrire dans un style plus moderne, cette nouvelle manière se mêle à la fois de caravagisme, de classicisme, tout en y intégrant une iconographie et des modèles locaux.

Bourdon,_Sébastien_-_La_Chute_de_Simon_le_Magicien_-_1657Sébastien Bourdon, La chute de Simon le magicien, 1657, Montpellier, cathédrale Saint-Pierre

A travers la présentation d’œuvres et de quelques peintres languedociens (Samuel Boissière, Pierre Barral, Jean Chalette, Guy François, Nicolas Tournier, Sébastien Bourdon, Antoine Ranc…), cette conférence aura pour but de faire connaitre la richesse de cette peinture depuis peu redécouverte.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 24 septembre 2015 de 19h00 à 20h30

Lieu : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenante : Charlotte Lasserre, historienne de l’art

Tarifs : 5 € pour les non adhérents // 3 € pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 06 82 18 73 46

Conférence : Les monstres du bout du monde dans les bestiaires médiévaux // Jeudi 26 novembre 2015 à 19h

Le Moyen Âge est peuplé d’animaux : présents au quotidien, ils le sont surtout dans l’imaginaire. L’animal est un symbole, utilisé dans les textes (Roman de Renart), les images (peintures, manuscrits, sculptures) ou encore les proverbes. C’est dans les bestiaires, sortes d’encyclopédies animales, que l’on en trouve les descriptions.

Créés les cinquième et sixième jours, les animaux sont inférieurs à l’homme dans la Création. Ils en sont pourtant le miroir, faisant l’objet de comparaisons continues. Elaborées par des clercs, les descriptions des bestiaires servent un idéal chrétien, comparant l’animal au bon ou au mauvais croyant.

Cette conférence vous propose de découvrir ces figures animales, parfois bien connues des auteurs des bestiaires (à l’image du porc, mal vu car il ne tourne jamais la tête vers le ciel, trop occupé à chercher de quoi se nourrir dans le sol), mais également lointains comme le tigre, la panthère ou encore l’éléphant dont les représentations se situent entre réalité et imaginaire.

Londres- British Library- Royal 2 B VII- f-86v - Le lion ressuscite ses petits mort-ne-s trois jours apre-s leur naissanceLondres, British Library, Royal 2 B VII, Psautier de la reine Mary, 14e s., f°86v – Le lion ressuscite ses petits mort-nés trois jours après leur naissance © British Library

Enfin, certains animaux fantastiques sont considérés comme réels au Moyen Âge, comme la licorne. Quelques monstres habitent aussi les pages de bestiaires, on les trouve plus tard dans les livres d’histoire naturelle des 16e et 17e siècles.

Longtemps délaissés pour la grande histoire, les animaux font aujourd’hui l’objet de nombreuses études. Cette conférence sera l’occasion de découvrir la richesse de ces représentations.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 26 novembre 2015 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenant : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 5 € pour les non adhérents // 3 € pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com

Retrouvez l’événement sur Facebook

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Crédit photographique couverture : Aberdeen, University Library, Ms 24, Bestiaire d’Aberdeen, vers 1200, f°65v – Bataille de l’éléphant et du dragon © Aberdeen, University Library

Cours-découverte : Les livres d’heures // Mardi 15 décembre 2015 à 19h

À partir du XIIIe siècle, la dévotion se fait de plus en plus privée : il devient possible de prier seul et chez soi. C’est dans ce contexte qu’apparaît le livre d’heures pour les laïcs. Objet d’apparat, le livre d’heures s’invite dans les bibliothèques naissantes des nobles, dans un mouvement plus général d’essor de la culture laïque.

Le livre d’ « heures » doit son nom aux huit divisions journalières ou « heures canoniales » qui rythment la journée de prières comme les matines, tierce, none, vêpres,… Sa structure varie peu, entre des éléments fixes (calendrier des saints, heures de la Vierge ou encore psaumes), des éléments secondaires fréquents (Passion selon sain­t Jean, quinze joies de la Vierge) et des textes accessoires (prières en l’honneur de saints, oraisons diverses). La combinaison de ces éléments donne toute son identité au livre et peut permettre d’en retracer l’histoire ou d’en identifier l’origine géographique (prières aux saints locaux).

Ces livres d’heures peuvent recevoir une très riche décoration, à l’image des célèbres Très Riches Heures du duc Jean de Berry. Chaque exemplaire est unique car chaque élément (calendrier, oraisons) peut recevoir une ou plusieurs enluminure(s), créant de véritables cycles peints, précieux témoignages des commandes artistiques. L’invention de l’imprimerie en enrichit les thèmes avec l’apparition de nombreuses figures gravées encadrant les textes.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto cours découverte  Mardi 15 décembre 2015 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenant : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 10 € pour les non adhérents // 8 € pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / 07.68.48.91.52

Retrouvez l’événement sur Facebook

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Crédit photographie couverture : Bordeaux, Bibliothèque municipale, Ms. 91, Livre d’heures, XVe s., f° 59v-60, David en prière, début des psaumes pénitentiels © Bibliothèque municipale de Bordeaux

Conférence : Les images marginales des manuscrits gothiques // Jeudi 16 avril 2015 à 19h

Conférence : Les images marginales des manuscrits gothiques

 

Jeudi 16 avril 2015 de 19h à 20h30 par Lucie Blanchard, historienne de l’art

Au cours du XIIIe siècle, la mise en page des manuscrits évolue : le texte devient moins dense et des motifs glissent des initiales vers la marge. Dès lors, un riche répertoire iconographique anime les bordures : musique, loisirs aristocratiques (chasse, jeux, amour courtois, tournois), rite chrétien, images tirées de la littérature comme le rusé goupil Renart, animaux, hommes difformes et hybrides. Les images marginales, ou marginalia, puisent leurs thèmes dans la culture médiévale.

Renart prêchant - Stowe 17Renart prêchant – © British Library, Stowe 17, Livre d’heures à l’usage de Maastricht, XIVe s., Liège, f° 84 (détail)

 

Dans cet univers excentré et excentrique, le désordre règne : gesticulations des hommes, parodies animales ou encore êtres défiant l’ordre de la création. Les images marginales ont pour thème central le corps de l’homme, reflet de l’ordre du monde, vecteur de salut mais aussi obstacle…

L’emplacement même de ces images est lourd de sens et renvoie à la conception médiévale du monde, réparti entre un centre et sa périphérie. Le centre, lieu de l’ordre (l’église, la ville, la Chrétienté,…) s’oppose en tout à la marge, lieu privilégié d’expression de l’étrangeté, de l’anormalité, de l’autre (la forêt, les frontières, le bout du monde,…). Le couple centre/périphérie renvoie à d’autres couples fondamentaux de la pensée chrétienne médiévale : âme/corps, ordre/désordre,… Seulement, cet équilibre est nécessaire.

Hybride faisant une grimace à une libellule - ps LuttrellHybride faisant une grimace à une libellule – © British Library, Additional 42130, Psautier Luttrell, XIVe s., Angleterre, f° 36v (détail)

 

Ces images se trouvent principalement dans les ouvrages destinés à la dévotion commandés par des laïcs, ce qui est loin d’être anodin.

Les marginalia appartiennent aux mentalités médiévales dans leur ensemble et servent, paradoxalement, un discours d’ordre.

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux
Accès handicapé : oui

Tarif
5 € pour les non adhérents
3 € pour les adhérents
Gratuit pour scolaires, étudiants et demandeurs d’emploi

Modalités de réservation
email: toutartfaire@gmail.com
tel:     06-82-18-73-46

Suivre l’événement sur Facebook