Archives par mot-clé : Lucie Blanchard

Plantes et jardins au Moyen âge // jeudi 1er juin 2017 à 19h

Sources de nourriture et de travail, les plantes tiennent une place essentielle dans la vie médiévale. Elles ont des usages variés aujourd’hui en partie oubliés : alimentation, textile, couleur, médecine, etc. De nombreux textes compilant les propriétés des plantes nous sont parvenus, tels les écrits d’Hildegarde de Bingen ou la liste de 70 plantes dont la culture a été imposée par Charlemagne.

Plusieurs types de jardins coexistent : d’agrément pour les plus riches, fleuri et propice à l’amour courtois ; potager pour se nourrir ; jardin de simples ou herbularius destiné aux plantes médicinales. Réminiscences du paradis perdu, ils ont une symbolique forte et sont conçus comme des espaces ordonnés à l’image du jardin d’Eden.

Le jardin potager se compose d’arbres, de légumes, d’herbes aromatiques (coriandre, hysope, sarriette) et de fleurs comestibles (violette, fleurs d’aubépine). Les plantes médicinales y sont fréquemment mêlées, en raison de leurs usages multiples. Ce jardin de simples est fréquent dans les monastères afin de confectionner des soins pour les indigents et les pèlerins. On y trouve la camomille contre les rhumatismes, la consoude cicatrisante (d’où son nom !) ou encore la sauge aux nombreuses vertus. L’usage des plantes se décline selon la médecine médiévale, la théorie des humeurs : les quatre humeurs (humide, sèche, froide, chaude) doivent être équilibrées pour une bonne santé. Par exemple, une plante froide apaise les humeurs trop chaudes.

De cataplasmes en décoctions, mille recettes se transmettent entre « phytothérapeutes » médiévaux. Un savoir qui – même s’il a perdu en importance, notamment par la suppression du métier d’herboriste au XXe siècle – voyage à travers les siècles et fait à nouveau parler de lui.

À travers enluminures et textes, cette conférence vous propose de découvrir la représentation de ces jardins et les usages des plantes dans la vie quotidienne médiévale.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 1er juin 2017 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Mairie de Caudéran, 130 avenue Louis Barthou, 33200 Bordeaux

Intervenante : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

La fabrication du livre au Moyen Âge // jeudi 17 novembre 2016 à 19h

Au tournant du Moyen Âge, le livre manuscrit (codex) vient remplacer le rouleau antique (volumen), engendrant la naissance d’un nouveau mode de lecture et d’une nouvelle conception de l’écrit.

Le livre est issu d’un long processus de fabrication, employant divers matériaux et techniques artisanales qui justifient son coût onéreux. Entre le nettoyage des peaux destinées à devenir parchemin et la reliure finale, une série de manipulations précises et ordonnées encadrent la confection du manuscrit. L’étape la plus longue, la copie, peut devenir un travail pénible !

D’abord réalisé dans les scriptoria monastiques, le livre, apanage des puissants et parfois objet sacré, devient une production laïque à la fin du Moyen Âge, voyant l’avènement de grands artistes tel Jean Fouquet. Au sein de ces productions et évolutions se traduisent celles de la société et des mentalités médiévales.

L’enluminure, art du livre par excellence, s’y déploie durant dix siècles jusqu’à la naissance de l’imprimerie. Des méandres insulaires du VIIIe siècle aux marges naturalistes du XVe siècle en passant par l’or et la pourpre des manuscrits carolingiens, l’enluminure a connu de nombreuses expressions fastueuses. En fonction des commandes, le livre peut être un objet de luxe.

Cette conférence vous propose de découvrir les étapes de fabrication du manuscrit au travers de témoignages et recettes monastiques ainsi qu’une introduction aux grandes dates de l’enluminure.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 17 novembre 2016 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 5€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

Conférence : Les monstres du bout du monde dans les bestiaires médiévaux // Jeudi 26 novembre 2015 à 19h

Le Moyen Âge est peuplé d’animaux : présents au quotidien, ils le sont surtout dans l’imaginaire. L’animal est un symbole, utilisé dans les textes (Roman de Renart), les images (peintures, manuscrits, sculptures) ou encore les proverbes. C’est dans les bestiaires, sortes d’encyclopédies animales, que l’on en trouve les descriptions.

Créés les cinquième et sixième jours, les animaux sont inférieurs à l’homme dans la Création. Ils en sont pourtant le miroir, faisant l’objet de comparaisons continues. Elaborées par des clercs, les descriptions des bestiaires servent un idéal chrétien, comparant l’animal au bon ou au mauvais croyant.

Cette conférence vous propose de découvrir ces figures animales, parfois bien connues des auteurs des bestiaires (à l’image du porc, mal vu car il ne tourne jamais la tête vers le ciel, trop occupé à chercher de quoi se nourrir dans le sol), mais également lointains comme le tigre, la panthère ou encore l’éléphant dont les représentations se situent entre réalité et imaginaire.

Londres- British Library- Royal 2 B VII- f-86v - Le lion ressuscite ses petits mort-ne-s trois jours apre-s leur naissanceLondres, British Library, Royal 2 B VII, Psautier de la reine Mary, 14e s., f°86v – Le lion ressuscite ses petits mort-nés trois jours après leur naissance © British Library

Enfin, certains animaux fantastiques sont considérés comme réels au Moyen Âge, comme la licorne. Quelques monstres habitent aussi les pages de bestiaires, on les trouve plus tard dans les livres d’histoire naturelle des 16e et 17e siècles.

Longtemps délaissés pour la grande histoire, les animaux font aujourd’hui l’objet de nombreuses études. Cette conférence sera l’occasion de découvrir la richesse de ces représentations.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto conférence  Jeudi 26 novembre 2015 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenant : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 5 € pour les non adhérents // 3 € pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com

Retrouvez l’événement sur Facebook

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Crédit photographique couverture : Aberdeen, University Library, Ms 24, Bestiaire d’Aberdeen, vers 1200, f°65v – Bataille de l’éléphant et du dragon © Aberdeen, University Library

Cours-découverte : Les livres d’heures // Mardi 15 décembre 2015 à 19h

À partir du XIIIe siècle, la dévotion se fait de plus en plus privée : il devient possible de prier seul et chez soi. C’est dans ce contexte qu’apparaît le livre d’heures pour les laïcs. Objet d’apparat, le livre d’heures s’invite dans les bibliothèques naissantes des nobles, dans un mouvement plus général d’essor de la culture laïque.

Le livre d’ « heures » doit son nom aux huit divisions journalières ou « heures canoniales » qui rythment la journée de prières comme les matines, tierce, none, vêpres,… Sa structure varie peu, entre des éléments fixes (calendrier des saints, heures de la Vierge ou encore psaumes), des éléments secondaires fréquents (Passion selon sain­t Jean, quinze joies de la Vierge) et des textes accessoires (prières en l’honneur de saints, oraisons diverses). La combinaison de ces éléments donne toute son identité au livre et peut permettre d’en retracer l’histoire ou d’en identifier l’origine géographique (prières aux saints locaux).

Ces livres d’heures peuvent recevoir une très riche décoration, à l’image des célèbres Très Riches Heures du duc Jean de Berry. Chaque exemplaire est unique car chaque élément (calendrier, oraisons) peut recevoir une ou plusieurs enluminure(s), créant de véritables cycles peints, précieux témoignages des commandes artistiques. L’invention de l’imprimerie en enrichit les thèmes avec l’apparition de nombreuses figures gravées encadrant les textes.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

picto cours découverte  Mardi 15 décembre 2015 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenant : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 10 € pour les non adhérents // 8 € pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / 07.68.48.91.52

Retrouvez l’événement sur Facebook

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Crédit photographie couverture : Bordeaux, Bibliothèque municipale, Ms. 91, Livre d’heures, XVe s., f° 59v-60, David en prière, début des psaumes pénitentiels © Bibliothèque municipale de Bordeaux

Conférence : Les images marginales des manuscrits gothiques // Jeudi 16 avril 2015 à 19h

Conférence : Les images marginales des manuscrits gothiques

 

Jeudi 16 avril 2015 de 19h à 20h30 par Lucie Blanchard, historienne de l’art

Au cours du XIIIe siècle, la mise en page des manuscrits évolue : le texte devient moins dense et des motifs glissent des initiales vers la marge. Dès lors, un riche répertoire iconographique anime les bordures : musique, loisirs aristocratiques (chasse, jeux, amour courtois, tournois), rite chrétien, images tirées de la littérature comme le rusé goupil Renart, animaux, hommes difformes et hybrides. Les images marginales, ou marginalia, puisent leurs thèmes dans la culture médiévale.

Renart prêchant - Stowe 17Renart prêchant – © British Library, Stowe 17, Livre d’heures à l’usage de Maastricht, XIVe s., Liège, f° 84 (détail)

 

Dans cet univers excentré et excentrique, le désordre règne : gesticulations des hommes, parodies animales ou encore êtres défiant l’ordre de la création. Les images marginales ont pour thème central le corps de l’homme, reflet de l’ordre du monde, vecteur de salut mais aussi obstacle…

L’emplacement même de ces images est lourd de sens et renvoie à la conception médiévale du monde, réparti entre un centre et sa périphérie. Le centre, lieu de l’ordre (l’église, la ville, la Chrétienté,…) s’oppose en tout à la marge, lieu privilégié d’expression de l’étrangeté, de l’anormalité, de l’autre (la forêt, les frontières, le bout du monde,…). Le couple centre/périphérie renvoie à d’autres couples fondamentaux de la pensée chrétienne médiévale : âme/corps, ordre/désordre,… Seulement, cet équilibre est nécessaire.

Hybride faisant une grimace à une libellule - ps LuttrellHybride faisant une grimace à une libellule – © British Library, Additional 42130, Psautier Luttrell, XIVe s., Angleterre, f° 36v (détail)

 

Ces images se trouvent principalement dans les ouvrages destinés à la dévotion commandés par des laïcs, ce qui est loin d’être anodin.

Les marginalia appartiennent aux mentalités médiévales dans leur ensemble et servent, paradoxalement, un discours d’ordre.

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux
Accès handicapé : oui

Tarif
5 € pour les non adhérents
3 € pour les adhérents
Gratuit pour scolaires, étudiants et demandeurs d’emploi

Modalités de réservation
email: toutartfaire@gmail.com
tel:     06-82-18-73-46

Suivre l’événement sur Facebook