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Brève Histoire de la stéréoscopie // Jeudi 2 février 2017 à 19h

Les images stéréoscopiques sont constituées de deux vues de la même scène, présentées côte à côte. L’une correspond à l’œil droit, l’autre à l’œil gauche. Différents procédés permettent au cerveau de l’observateur de fusionner les deux images reçues séparément par les yeux et de percevoir ainsi le relief. Ces images, nées au XIXe siècle, ont connu un succès considérable et constituent aujourd’hui une ressource documentaire inépuisable pour l’étude de notre patrimoine.

Tout démarre en 1838 avec l’invention du premier appareil permettant de reconstituer artificiellement l’illusion du relief : le stéréoscope. Cette invention serait sans doute tombée dans l’oubli sans l’invention en 1839 du premier appareil photographique, le daguerréotype.

C’est avec l’Exposition universelle de Londres en 1851 que l’engouement pour la stéréoscopie débute. Très vite, l’Europe et les Etats-Unis sont conquis et les premiers appareils photographiques stéréoscopiques sont inventés. Une véritable industrie se met en place et des millions d’images en relief sont diffusées dans le monde entier.

En une dizaine d’années, les sujets se multiplient : monuments, paysages, vie quotidienne, grands événements ou personnages célèbres.

Les salons bourgeois puis la population toute entière trouvent dans ces vues un moyen de se divertir et d’apprendre.

A la fin du XIXe siècle et jusque dans les années 30, les amateurs découvrent la pratique grâce à l’utilisation d’appareils simplifiés. De très nombreux clichés sont alors pris dans la sphère privée et familiale. Cet engouement durera jusqu’après la Seconde Guerre mondiale ; l’usage cessera brutalement au début des années 1950.

Cette conférence vous propose un « voyage stéréoscopique » à travers la collection du CLEM (Comité de Liaison de l’Entre-deux-Mers). À cette occasion, des lunettes de vision 3D pour anaglyphes (lunettes à films rouge et bleu) vous seront prêtées afin de voir le relief créé par ces vues.

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picto conférence  Jeudi 2 février 2017 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Mairie de Caudéran, 130 avenue Louis Barthou, 33200 Bordeaux

Intervenante : Catherine Carponsin-Martin, Directrice du CLEM

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

Exposition : Léo Drouyn. L’invention de l’archéologie monumentale // Jeudi 20 octobre 2016 à 10h30

Entre art et science, Léo Drouyn, « artiste-archéologue » girondin, a élaboré au milieu du XIXe siècle une œuvre unique en France par son ampleur et sa diversité. En témoigne aujourd’hui un fonds iconographique exceptionnel sur le patrimoine aquitain autour de 1850, riche de plus de 3000 dessins et près de 1550 gravures, quarante ans avant les premiers témoignages photographiques.

Peintre, dessinateur, graveur, il a surtout dessiné les monuments et les paysages de son département, la Gironde, mais aussi des départements voisins et d’autres régions françaises. Très attiré par la nature, il est l’un des premiers à découvrir la poésie romantique des Landes, de leurs pignadas et de leurs lagunes. Il montre une véritable sensibilité ethnographique, portant une attention toute particulière au petit patrimoine, aux vieilles fermes, à l’architecture en torchis et en pans de bois. Son œuvre peint, dispersé dans des collections particulières, est peu à peu redécouvert.

Dans le cadre du bicentenaire de sa naissance, l’exposition conçue par les Éditions de l’Entre-deux-Mers, le CLEM et Archéovision vous propose de découvrir les multiples facettes de cet « artiste-archéologue », tel qu’il aimait à se définir lui-même.

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picto visite expo  Jeudi 20 octobre 2016 de 10h30 à 12h

Lieu de rendez-vous : Archéopole, Université Bordeaux Montaigne, 8 esplanade des Antilles, 33607 Pessac

Intervenant : Bernard Larrieu, historien

Gratuit

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

La vérité et le photographe // Jeudi 28 janvier 2016 à 19h

Depuis son invention, ses inventions, la photographie n’a cessé d’être interpellée sur sa valeur artistique, culturelle et sociale. Image, elle fut dès l’origine opposée à la peinture, tantôt pour accuser son réalisme trivial, tantôt pour en souligner l’infinie reproductibilité, tantôt pour l’assigner au statut de pâle copie. La photographie semble ainsi lancée à la poursuite d’une impossible reconnaissance artistique garantie par les gardiens des Beaux-Arts. L’image photographique jugée soit sans relation aux techniques, soit prétextant au contraire de la seule mécanique du procédé, a été souvent tronquée par les critiques d’art. La photographie est une ombre, un simulacre, une copie du réel, fidèle au reflet du miroir dont la beauté s’évanouit en l’absence de l’original détenteur de vérité au panthéon de l’esthétique.
Toutefois les photographies dans leurs matérialités, dans le champ des possibles qu’elles inaugurent, sont très exactement des « impressions » du réel. A ce titre elles ne témoignent pas seulement de ce qui a été, mais d’une manière d’être. Elles renvoient tout autant au visible qu’au visuel, invisible à l’œil nu. Elles ouvrent comme d’autres œuvres d’art, une seconde vision et une nouvelle matérialité. Situées à la frontière entre la trace du passé et l’institution du présent, elles oscillent entre une fonction conventionnelle, normalisatrice et l’irruption permanente de l’imaginaire et de l’inachevé, entre l’icône et l’indice.
Reprenant l’interpellation de Cézanne déclarant en 1905 à Emile Mâle, « Je vous dois la vérité en peinture et je vous la dirai » j’ai voulu revisiter brièvement les polémiques et les affirmations sur la valeur de vérité en photographie. Parodiant J. Derrida qui avait fait de cette interpellation le titre de sa recherche sur « la vérité en peinture », il a semblé préférable de ne pas appuyer cette présentation sur la discipline « photographie ». Cette discipline qui aura deux siècles vers 2020, commence d’asseoir ses histoires qui restent profondément ancrées dans des évolutions techniques, des expérimentations permanentes, des parentés incertaines, des critères nationaux.
Aussi, pour tenter d’allier précision et généralités, la question de la vérité en photographie est ici rapportée au photographe lui-même et à l’image photographique qui lui est la plus emblématique, au risque que certaines images soient déjà devenues des icônes photographiques.
Seules des images dites « argentiques » illustrent le propos, considérant que le numérique est un vrai tournant dans la pratique photographique.
D’une manière plus personnelle, je fais référence aux photographes qui ont été les repères de ma pratique photographique, que ce soit comme photographe ou comme orchestrateur d’ateliers publics avec l’Association Oscura fondée en 1990 dans le cadre de la sensibilisation aux patrimoines (http://www.vuesimprenables.com/oscura). Cette démarche collective s’est traduite par une initiation de milliers de personnes à la photographie, sa technique, sa physique et son iconographie. Vérité du photographe rime ici entre l’intime et le collectif, entre le faire des images et le faire-faire de la photographie spécialement à l’aide d’un instrument antique, le sténopé. La Vérité et le photographe est une recherche à la frontière entre un dehors et un dedans, entre une chambre obscure et l’aveuglement de la lumière, dans un entre mondes où s’instaure un langage accessible à tous.

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Retrouvez la liste des photographies et photographes présentés lors de la conférence ICI

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picto conférence  Jeudi 28 janvier 2016 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenant : Jean-Michel Galley, photographe, membre fondateur de l’association Oscura

Tarifs : 5€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52

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Crédit photographique couverture : Autoportrait dans une glace, 1978, Dieter Appelt

Conférence : Le monument aux Girondins // Jeudi 15 janvier 2015 à 19h

Conférence :  Le monument aux Girondins

 

Jeudi 15 janvier 2015 de 19h à 20h30 par Michèle Coquet, conférencière

Ce monument situé sur l’hémicycle de la place des Quinconces, construit entre 1894 et 1902 est un « exemple unique de décor civique en milieu urbain au XIX° siècle en France » Il est l’oeuvre de Dumilâtre statuaire et concepteur, et de l’architecte Rich. Mal aimé au moment de son inauguration, il est aujourd’hui le monument le plus photographié de Bordeaux. Il est constitué d’une colonne érigée à la gloire des Girondins surmontée par « la Liberté brisant ses chaines » et de deux fontaines à la gloire de la République et de la Concorde. Leurs vertus symbolisées par 26 statues constituent un véritable cours d’instruction civique.

l'HistoireL’histoire – (c) Michèle Coquet

 

Les nombreuses photographies projetées montrent : la beauté d’une nuque, la douceur d’une « ligne de hanche », la courbe harmonieuse d’un dos, et le magnifique travail fait sur les mains et les pieds des personnages. De nombreux animaux peuvent aussi être admirés dont les célèbres « Chevaux Marins »

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux
Accès handicapé : oui

Tarif
5 € pour les non adhérents
3 € pour les adhérents
Gratuit pour scolaires, étudiants et demandeurs d’emploi

Modalités de réservation
email: toutartfaire@gmail.com
tel:     06-82-18-73-46

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Conférence le 17 janvier 2013 : les mascarons de Bordeaux

@Michelle Coquet

Par Michelle Coquet : le 17 janvier 2013 à 18h30 à l’Athénée Municipal

Les Mascarons, figures de pierre qui ornent les murs de la ville sont un emblème de Bordeaux.

La première partie de la conférence présentera leur origine, leur localisation, ce qu’ils représentent, les techniques de fabrication… La seconde partie, intitulée « Mon regard sur leurs yeux », mélangera photographies centrées sur les yeux des mascarons et citations, pour mettre en évidence la beauté de leur regard et la multitude des sentiments qu’ils expriment.

Accès handicapé : oui

Tarif : 5 € plein tarif, 3 € tarif réduit, gratuit pour les scolaires, étudiants et demandeurs d’emploi

Renseignements : contact@toufartfaire.com

Réservation obligatoire : non

Les balades des fontaines

L’association Tout Art Faire est heureuse de vous annoncer ces prochaines manifestations : les balades des fontaines.

Nous proposons deux circuits différents à la découverte des fontaines de la ville, l’un à pied, l’autre à vélo. Les deux circuits partiront du Marché de Lerme, afin de permettre aux participants de visiter l’exposition  photographique de Michelle Coquet : « Le peuple des fontaines ».

C’est autour de cette exposition  montrant les personnages des fontaines de Bordeaux que s’organiseront nos balades des fontaines, à pied, les samedis 3 et 10 septembre et pour les plus sportifs, à vélo, les dimanches 4 et 11 septembre.

L’inscription à ces promenades peut se faire par courriel, par téléphone auprès de Coralie : 06 89 52 77 15, ou sur notre blog : toutartfaire.com
Les tarifs sont de 5 € pour les non adhérents,  3 € pour les adhérents, gratuit pour les scolaires, les étudiants, et les demandeurs d’emploi.

Nous vous attendons nombreux !