Archives par mot-clé : symbole

Le symbolisme des jardins // samedi 21 janvier 2017 à 10h

Le jardin est le symbole du paradis terrestre, mais aussi celui du paradis céleste. Le paradis terrestre de la genèse est un jardin. La nostalgie du jardin du paradis aurait-il poussé les hommes à créer un art des jardins ? Le jardin est aussi le symbole de la puissance de l’homme, de son pouvoir sur une nature qu’il veut maîtriser. Symbole de la culture opposée à la nature sauvage, le jardin s’oppose à la forêt pleine de dangers.

Dans l’Extrême Orient le jardin est le résumé de l’ordre cosmique, c’est le monde en petit. Dans les civilisations amérindiennes le jardin était aussi conçu comme un résumé de l’univers.

Jardins sacrés ou jardin de plaisance, les jardins cachent aussi des symboles. A nous de les découvrir !

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picto conférence  Samedi 21 janvier 2017 de 10h à 12h

Lieu de rendez-vous : Maison du Jardinier, Parc Rivière, rue de Rivière, 33000 Bordeaux

Intervenante : Maria Paleolog, historienne de l’art

Gratuit

Réservations : maisondujardinier@mairie-bordeaux.fr / 05.56.43.28.90.

COUPS DE CŒUR #1 – Octobre 2015

Felix Arnaudin. Le guetteur mélancolique. Œuvre photographique 1874-1921
Musée d’Aquitaine jusqu’au 31 octobre 2015

Félix Arnaudin, Bergers échassiers, entre 1885 et 1898, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent.
Félix Arnaudin, Bergers échassiers, entre 1885 et 1898, d’après négatif sur verre au gélatino-bromure d’argent.

Il est difficile de croire qu’avant la création de cette forêt artificielle dans le milieu du XIXe siècle, les Landes n’étaient constituées alors que de plaines, de marais et de lagunes. Enfant de la région, Felix Arnaudin (1844 – 1921) se situe dans cette époque de changement où les traditionnelles exploitations agro-pastorales font place à la modernité de l’industrie forestière. Désolé de voir disparaitre ce territoire tant aimé, il décide de collecter la mémoire écrite, orale et visuelle de « ses » Landes à lui.

Félix Arnaudin, Biscarosse, Moulin à vent est, 19 août 1896, d'après négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent
Félix Arnaudin, Biscarosse, Moulin à vent est, 19 août 1896, d’après négatif sur verre au gélatino-bromure d’argent.

Ses œuvres photographiques (portraits, paysages, scènes de la vie quotidienne) sont réunies dans une exposition qui montre à quel point le paysage que l’on connait aujourd’hui est bien loin de celui qui existait autrefois…

Propagande ! Affiches en temps de guerre – 1914/1945
Musée d’Aquitaine jusqu’au 17 janvier 2016 ; Centre Jean Moulin jusqu’au 27 mars 2016

Affiche de propagande allemande
Affiche de propagande allemande

Nous n’avons pas souvent la chance à Bordeaux de voir une exposition illustrer le travail de l’affiche et encore moins en double volet. Le musée d’Aquitaine et le centre Jean Moulin organisent en parallèle deux manifestations d’un genre particulier : l’affiche de propagande en temps de guerre.

Moyen imparable de manipulation des esprits pendant les deux guerres mondiales, ces affiches nous replongent dans l’atmosphère sensible de la France occupée. La collection de M. Vincent Caliot prêtée pour l’occasion en dit long sur l’ « intox » médiatique combattant tout simplement la liberté de pensée.

Ferrante Ferranti – Itinerrances
Base sous-marine jusqu’au 13 décembre 2015

Ferrante Ferranti, pélerin hindou, sanctuaire de Tampaksiring, Bali
Ferrante Ferranti, pélerin hindou, sanctuaire de Tampaksiring, Bali

Entre itinéraire et errance, le photographe Ferrante Ferranti parcourt le monde en quête de sujets à capturer. Observateur des hommes, il se plait à fixer leurs cadres de vie, leurs coutumes, leurs lieux sacrés… Chaque image est traduite avec une vérité surprenante.

Ces 150 clichés sont présentés en plusieurs thématiques qui révèlent ses aspirations de recherche. La capture de la lumière ou la représentation de l’instant en font partie. Mais c’est surtout son travail autour de la spiritualité de l’homme qui l’emporte. Révélant chaque religion de manière intimiste, Ferranti montre avec respect et sensibilité, la magie de la diversité des peuples.

Par Charlotte LASSERRE

Programme TOUT ART FAIRE // Septembre-Décembre 2015

L’association Tout Art Faire a le plaisir de vous faire découvrir son nouveau programme culturel Septembre-Décembre 2015 ! Au programme pour la rentrée, un cycle de cours-découverte en histoire de l’art médiéval, des conférences allant des bestiaires médiévaux à l’histoire du tramway à Bordeaux, des visites inédites à pied ou en vélo dans les rues bordelaises, ainsi que nos désormais habituels afterwork !

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Feuilletez et téléchargez le programme
Septembre – Décembre 2015 ci-dessous :

Lien direct de téléchargement ici (version PDF 4,4 Mo)
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Crédit photographique couverture : Omar Victor Diop (à l’occasion de l’exposition Folk Art Africain au FRAC Aquitaine)

Conférence : La peinture religieuse en Languedoc // Jeudi 24 septembre 2015 à 19h

Les guerres de religions de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle, opposant catholique et protestant, ont causé de nombreux dommages à travers tout le Languedoc. La plupart des édifices religieux ont été victimes de l’iconoclasme qui a tout détruit. D’importantes constructions ou rénovations sont mises en places par le clergé qui pour cela fait appel à de nombreux artistes. Participant donc à cette reconstruction, les peintres vont mettre en place des programmes décoratifs en s’imprégnant davantage des modèles de la Contre-réforme pour contrer le calvinisme encore présent. Tout en laissant de côté le maniérisme pour s’inscrire dans un style plus moderne, cette nouvelle manière se mêle à la fois de caravagisme, de classicisme, tout en y intégrant une iconographie et des modèles locaux.

Bourdon,_Sébastien_-_La_Chute_de_Simon_le_Magicien_-_1657Sébastien Bourdon, La chute de Simon le magicien, 1657, Montpellier, cathédrale Saint-Pierre

A travers la présentation d’œuvres et de quelques peintres languedociens (Samuel Boissière, Pierre Barral, Jean Chalette, Guy François, Nicolas Tournier, Sébastien Bourdon, Antoine Ranc…), cette conférence aura pour but de faire connaitre la richesse de cette peinture depuis peu redécouverte.

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picto conférence  Jeudi 24 septembre 2015 de 19h00 à 20h30

Lieu : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenante : Charlotte Lasserre, historienne de l’art

Tarifs : 5 € pour les non adhérents // 3 € pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 06 82 18 73 46

Conférence : Les monstres du bout du monde dans les bestiaires médiévaux // Jeudi 26 novembre 2015 à 19h

Le Moyen Âge est peuplé d’animaux : présents au quotidien, ils le sont surtout dans l’imaginaire. L’animal est un symbole, utilisé dans les textes (Roman de Renart), les images (peintures, manuscrits, sculptures) ou encore les proverbes. C’est dans les bestiaires, sortes d’encyclopédies animales, que l’on en trouve les descriptions.

Créés les cinquième et sixième jours, les animaux sont inférieurs à l’homme dans la Création. Ils en sont pourtant le miroir, faisant l’objet de comparaisons continues. Elaborées par des clercs, les descriptions des bestiaires servent un idéal chrétien, comparant l’animal au bon ou au mauvais croyant.

Cette conférence vous propose de découvrir ces figures animales, parfois bien connues des auteurs des bestiaires (à l’image du porc, mal vu car il ne tourne jamais la tête vers le ciel, trop occupé à chercher de quoi se nourrir dans le sol), mais également lointains comme le tigre, la panthère ou encore l’éléphant dont les représentations se situent entre réalité et imaginaire.

Londres- British Library- Royal 2 B VII- f-86v - Le lion ressuscite ses petits mort-ne-s trois jours apre-s leur naissanceLondres, British Library, Royal 2 B VII, Psautier de la reine Mary, 14e s., f°86v – Le lion ressuscite ses petits mort-nés trois jours après leur naissance © British Library

Enfin, certains animaux fantastiques sont considérés comme réels au Moyen Âge, comme la licorne. Quelques monstres habitent aussi les pages de bestiaires, on les trouve plus tard dans les livres d’histoire naturelle des 16e et 17e siècles.

Longtemps délaissés pour la grande histoire, les animaux font aujourd’hui l’objet de nombreuses études. Cette conférence sera l’occasion de découvrir la richesse de ces représentations.

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picto conférence  Jeudi 26 novembre 2015 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenant : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 5 € pour les non adhérents // 3 € pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com

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Crédit photographique couverture : Aberdeen, University Library, Ms 24, Bestiaire d’Aberdeen, vers 1200, f°65v – Bataille de l’éléphant et du dragon © Aberdeen, University Library

Cours-découverte : Les livres d’heures // Mardi 15 décembre 2015 à 19h

À partir du XIIIe siècle, la dévotion se fait de plus en plus privée : il devient possible de prier seul et chez soi. C’est dans ce contexte qu’apparaît le livre d’heures pour les laïcs. Objet d’apparat, le livre d’heures s’invite dans les bibliothèques naissantes des nobles, dans un mouvement plus général d’essor de la culture laïque.

Le livre d’ « heures » doit son nom aux huit divisions journalières ou « heures canoniales » qui rythment la journée de prières comme les matines, tierce, none, vêpres,… Sa structure varie peu, entre des éléments fixes (calendrier des saints, heures de la Vierge ou encore psaumes), des éléments secondaires fréquents (Passion selon sain­t Jean, quinze joies de la Vierge) et des textes accessoires (prières en l’honneur de saints, oraisons diverses). La combinaison de ces éléments donne toute son identité au livre et peut permettre d’en retracer l’histoire ou d’en identifier l’origine géographique (prières aux saints locaux).

Ces livres d’heures peuvent recevoir une très riche décoration, à l’image des célèbres Très Riches Heures du duc Jean de Berry. Chaque exemplaire est unique car chaque élément (calendrier, oraisons) peut recevoir une ou plusieurs enluminure(s), créant de véritables cycles peints, précieux témoignages des commandes artistiques. L’invention de l’imprimerie en enrichit les thèmes avec l’apparition de nombreuses figures gravées encadrant les textes.

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picto cours découverte  Mardi 15 décembre 2015 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux

Intervenant : Lucie Blanchard, historienne de l’art

Tarifs : 10 € pour les non adhérents // 8 € pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / 07.68.48.91.52

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Crédit photographie couverture : Bordeaux, Bibliothèque municipale, Ms. 91, Livre d’heures, XVe s., f° 59v-60, David en prière, début des psaumes pénitentiels © Bibliothèque municipale de Bordeaux

Conférence : La nudité dévoilée dans la sculpture romane // Jeudi 12 mars 2015 à 19h

Conférence : La nudité dévoilée dans la sculpture romane

 

Jeudi 12 mars 2015 de 19h à 20h30 par Nadia Fouché, historienne de l’art

Entre le XIe et le XIIe siècles, la figure humaine fait son apparition sur le décor sculpté des églises romanes. À la fonction à la fois symbolique et éducative, dans un but de diffusion du dogme chrétien, le décor sculpté et peint se déploie ainsi progressivement sur les façades, les chevets et à l‘intérieur des édifices. Dans l’ancien duché d’Aquitaine, et en particulier sur le territoire de l’actuel Poitou-Saintonge, les sujets bibliques et les images de saints côtoient de singuliers personnages à la nudité ostensible : onanistes aux parties génitales difformes, acrobates lubriques ou encore scènes de coït manifestes prennent ainsi place sur les chapiteaux et les modillons de corniche.

Aussi, ces personnages, qu’ils soient isolés ou en couple, apparaissent alors comme autant de représentations inattendues et qui nous questionnent : en effet, quel est le sens de ces représentations et qu’est ce qui justifie leur présence au sein des édifices sacrés : sont-ils associés à la dénonciation de la Luxure, péché capital autant que l’avarice et l’ivrognerie ? Témoignent-ils d’un héritage et de pratiques païennes encore subsistantes au sein de la culture populaire médiévale ? Sur les façades connues de Melle, d’Aulnay et de Saintes, mais également sur le décor sculpté des églises romanes rurales plus méconnues, ces figures « obscènes » tiennent une place importante au sein du décor sculpté, jusqu’à en devenir, parfois, la thématique principale sur certains édifices.

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Cette conférence aura ainsi pour objectif de découvrir une facette assez méconnue de la sculpture romane, en tentant d’expliquer les interactions culturelles, religieuses et artistiques qui coexistent à l’époque médiévale, leurs effets sur la production du décor sculpté, et enfin le rôle de celui-ci dans la diffusion du dogme chrétien dans le contexte de la réforme grégorienne.

À travers les nombreux exemples, nous verrons qu’il existe une véritable typologie des obscènes romans, chacun d’eux semblant être lié à un discours religieux autour de la pratique de la sexualité, de l’idée de chair, de la notion de péché et de marginalité. L’analyse stylistique de ces images, qui constituent à la fois des éléments d’architecture et des décors chargés de sens, viendra compléter cette étude afin de comprendre la genèse de leur apparition.

 

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux
Accès handicapé : oui

Tarif
5 € pour les non adhérents
3 € pour les adhérents
Gratuit pour scolaires, étudiants et demandeurs d’emploi

Modalités de réservation
email: toutartfaire@gmail.com
tel:     06-82-18-73-46

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Cours-découverte de l’histoire de l’art : Les femmes artistes – Artémisia Gentileschi // Mardi 7 avril 2015 à 19h

Cours-découverte de l’histoire de l’art : Les femmes artistes – Artémisia Gentileschi (1593 – 1652/1653)

 

Mardi 7 avril 2015 de 19h à 20h30 par Maria Paleolog, historienne de l’art

La fille d’un peintre baroque réputé, Orazio Gentileschi (1563 – 1639), Artémisia a été célèbre de son vivant, chose rare dans le monde de l’art dominé à cette époque par des hommes. Née le 8 juillet 1593 à Rome elle est morte à Naples où elle était devenue peintre de cours, vers 1652. Première femme à être admise à l’Accademia del Disegno de Florence, Artemisia a fait son apprentissage avec son père, comme il était d’usage en ce temps. Plus tard, elle l’aidera de 1638 à 1641, à terminer les plafonds du pavillon de la reine à Greenwich et laissera en Angleterre une « Allégorie de la peinture » considérée comme étant son autoportrait.Les documents nous informent qu’elle a reçu beaucoup de commandes des cours d’Europe : Naples, Espagne, Angleterre elle a bénéficié aussi de l’appréciation des Médicis ou de la famille princière d’Este.

Orazio_Gentileschi_-_Lute_Player_-_WGA8589Artémisia Gentileschi – La joueuse de luth, c. 1626 (National Gallery of Art)

 

Malgré une activité soutenue comme artiste peintre, seulement une cinquantaine de tableaux lui sont attribués, dont 3 portraits. Les sujets de sa peinture sont tirés de l’Ancien Testament, de la mythologie et l’on remarque une certaine prédilection pour des scènes de violence peut être liées à un événement malheureux de sa vie qui a dû la marquer et qui a été consigné pour la postérité dans les minutes d’un procès retentissant. Suivre son parcours sera pour nous une belle opportunité de réfléchir sur la condition de l’artiste en général et de la femme- peintre en particulier au seizième et au dix-septième siècle.

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, place Saint-Christoly, 33 000 Bordeaux
Accès handicapé : oui

Tarif :
10€ – 8€ adhérents – gratuit pour les étudiants, scolaires et demandeurs d’emploi

Modalités de réservation :
email: toutartfaire@gmail.com
tel:     06-82-18-73-46

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Conférence : Les images marginales des manuscrits gothiques // Jeudi 16 avril 2015 à 19h

Conférence : Les images marginales des manuscrits gothiques

 

Jeudi 16 avril 2015 de 19h à 20h30 par Lucie Blanchard, historienne de l’art

Au cours du XIIIe siècle, la mise en page des manuscrits évolue : le texte devient moins dense et des motifs glissent des initiales vers la marge. Dès lors, un riche répertoire iconographique anime les bordures : musique, loisirs aristocratiques (chasse, jeux, amour courtois, tournois), rite chrétien, images tirées de la littérature comme le rusé goupil Renart, animaux, hommes difformes et hybrides. Les images marginales, ou marginalia, puisent leurs thèmes dans la culture médiévale.

Renart prêchant - Stowe 17Renart prêchant – © British Library, Stowe 17, Livre d’heures à l’usage de Maastricht, XIVe s., Liège, f° 84 (détail)

 

Dans cet univers excentré et excentrique, le désordre règne : gesticulations des hommes, parodies animales ou encore êtres défiant l’ordre de la création. Les images marginales ont pour thème central le corps de l’homme, reflet de l’ordre du monde, vecteur de salut mais aussi obstacle…

L’emplacement même de ces images est lourd de sens et renvoie à la conception médiévale du monde, réparti entre un centre et sa périphérie. Le centre, lieu de l’ordre (l’église, la ville, la Chrétienté,…) s’oppose en tout à la marge, lieu privilégié d’expression de l’étrangeté, de l’anormalité, de l’autre (la forêt, les frontières, le bout du monde,…). Le couple centre/périphérie renvoie à d’autres couples fondamentaux de la pensée chrétienne médiévale : âme/corps, ordre/désordre,… Seulement, cet équilibre est nécessaire.

Hybride faisant une grimace à une libellule - ps LuttrellHybride faisant une grimace à une libellule – © British Library, Additional 42130, Psautier Luttrell, XIVe s., Angleterre, f° 36v (détail)

 

Ces images se trouvent principalement dans les ouvrages destinés à la dévotion commandés par des laïcs, ce qui est loin d’être anodin.

Les marginalia appartiennent aux mentalités médiévales dans leur ensemble et servent, paradoxalement, un discours d’ordre.

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, Bordeaux
Accès handicapé : oui

Tarif
5 € pour les non adhérents
3 € pour les adhérents
Gratuit pour scolaires, étudiants et demandeurs d’emploi

Modalités de réservation
email: toutartfaire@gmail.com
tel:     06-82-18-73-46

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Visite guidée – L’église Sainte-Eulalie // Samedi 6 décembre 2014 à 15h00

Visite de l’église Sainte-Eulalie

 

Samedi 6 décembre 2014 à 15h00 par Allan Tissot, docteur en histoire moderne

Située face à l’hôpital Saint-André, entourée d’une place mais donnant sur un modeste parvis, l’église Sainte-Eulalie apparaît aujourd’hui comme un édifice secondaire de la ville de Bordeaux. Elle a pourtant récemment fait l’objet d’importants travaux de restauration, ainsi que d’un programme mérité de recension des œuvres d’art qu’elle abrite. Parmi les églises bordelaises, elle se singularise par un passé mémorable, apparaissant comme l’un des lieux sacrés les plus importants de la vie bordelaise sous l’Ancien Régime et jusqu’à la fin du XIXe siècle. Elle abritait notamment les plus riches reliques de la cité, celles d’Eulalie et de plusieurs autres saints martyrs des premiers siècles du christianisme. En conséquence, elle était au centre des plus belles cérémonies et processions qui animaient l’année liturgique de la capitale de l’Aquitaine. D’ailleurs, cette primauté spirituelle s’accompagne de quelques belles légendes, ainsi que de savoureuses anecdotes. Outre une belle architecture gothique, soulignée par de remarquables statues du Moyen Âge et embellie aux siècles suivants, ce sanctuaire abrite toujours un beau mobilier, provenant parfois de couvents voisins. Réalisées sur une longue période, s’étendant du XVe à la fin du XIX siècle, ces œuvres d’art, dont la diversité et la qualité, ainsi que leur bon état de conservation général, demeurent trop méconnues et témoignent de la vie spirituelle de l’époque. C’est ce passé prestigieux et les vestiges de cette splendeur que cette visite se propose de faire revivre.

Eglise Sainte-EulalieVue actuelle de l’église Sainte-Eulalie

 

Lieu de rendez-vous : Devant l’église Sainte-Eulalie, place Sainte-Eulalie, Bordeaux

Tarif :
5 € pour les non adhérents
3 € pour les adhérents
Gratuit pour scolaires, étudiants et demandeurs d’emploi

Modalités de réservation :
email: toutartfaire@gmail.com
tel: 06-82-18-73-46

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