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COMPLET / Le cimetière à travers les âges // Jeudi 8 mars 2018 à 19h

Lieu de repos, de recueillement, de mémoire et d’histoire, le cimetière existe depuis des milliers d’années et témoigne à la fois du respect accordé aux ancêtres, du culte de la mort mais aussi de l’évolution de la société, des coutumes, des styles et des modes.

Il peut être jardin funéraire comme celui retrouvé récemment dans la nécropole d’Abou el Naga Draa, près de Louxor, l’antique Thèbes en Egypte. Datant de quatre mille ans, cette découverte exceptionnelle enrichit les connaissances concernant les croyances des Egyptiens en une vie après la mort.

Au XIXe siècle, dans les milieux nord-américains (Mount Harmon, Quebec, 1848), les cimetières-jardins dont l’inspiration provient du jardin anglais de l’époque géorgienne, associent la nature à la tombe, le décor paysager évoquant le jardin d’Eden et l’état de grâce des origines. L’existence d’un cénotaphe dans le jardin anglais était censée susciter une méditation sur la mort et sur l’Histoire.  Pour la France, le modèle du cimetière-jardin fut celui du Père Lachaise, créé en 1804. Le plus grand cimetière intra-muros de Paris est aussi un musée en plein air, comme la plupart des cimetières qui abritent les tombes des célébrités. Des artistes et architectes renommés ont contribué à faire de ce cimetière un véritable musée : David d’Angers, Préault, Rude, Hector Guimard, Garnier, Visconti. La tombe de Frédéric Chopin est classée depuis 2008, tout comme la tombe d’Oscar Wilde.

À Bordeaux, la Chartreuse, « magnifique cimetière de Bordeaux », selon les mots de Stendhal, construit au XVIIIe siècle dans les anciens jardins du couvent des Chartreux abrite de nombreuses tombes sculptées ainsi que des chapelles imposantes.

En Roumanie, le cimetière joyeux de Sapântza, (Maramures), monument classé, unique au monde par ses croix peintes en couleurs vives et décorées de textes sur la vie du défunt est un musée en plein air de la culture populaire de cette contrée.

Nous vous proposons une visite dans les plus intéressants cimetières à travers le monde et les âges, afin de découvrir un patrimoine d’art funéraire extrêmement riche et varié.

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picto conférence  Jeudi 8 mars 2018 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Maria Paleolog, historienne de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations en ligne ici

L’art et la mort en Aquitaine au Moyen-âge // Mardi 14 novembre à 19h

Les premiers chrétiens ont recours à un art funéraire qui ne diffère pas des formes alors diffusées dans l’Empire romain (nécropoles en dehors des villes, prédominance de l’inhumation, usage de sarcophages en pierre sculptés pour les classes les plus aisées), même si le vocabulaire iconographique s’ouvre à des images et à des signes proprement chrétiens (chrisme, scènes bibliques, etc). Ce premier art funéraire chrétien est bien illustré à Bordeaux par de nombreux sarcophages du VIe siècle. Par la suite, c’est moins le contenant du corps qui est objet d’attention que sa parure, et alors que disparaissent progressivement les sarcophages sculptés, on retrouve dans les tombes de l’élite un riche mobilier (bijoux, armes, etc).

Après l’an Mil, on observe une évolution importante avec l’apparition de l’effigie du défunt sur sa tombe : soit en ronde-bosse sur un soubassement (on parle alors d’un gisant), soit gravé sur les plaques tombales. Les gisants sont généralement réservés à une élite (évêques, abbés, chevaliers, rois et reines), mais les dalles gravées deviennent accessibles à une bourgeoisie urbaine, comme le montrent plusieurs exemples conservés au musée d’Aquitaine. Dans le même temps, l’écrit prend une place de plus en plus importante sur les tombes, avec des épitaphes destinées à rappeler l’identité du défunt, ses titres et fonctions, et à susciter la prière du spectateur.

Pour prolonger l’efficacité des prières destinées à assurer au défunt l’entrée dans le paradis, ou tout du moins une réduction du temps de purgatoire, apparaissent sur les tombes des images des rites funéraires : bénédiction du corps, cortège de pleurants, anges encensant le corps.

Au XVIe siècle, la typologie des monuments funéraires ne change pas fondamentalement, mais s’ouvre au vocabulaire ornemental de la Renaissance. Un bel exemple de monument funéraire « humaniste » à Bordeaux est offert par la tombe de Michel de Montaigne, aujourd’hui au musée d’Aquitaine.

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picto cours découverte   Mardi 14 novembre 2017 de 19h à 20h30

Lieu de rendez-vous : Athénée Père Joseph Wresinski, Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux

Intervenante : Haude Morvan, maître de conférences en Histoire de l’art

Tarifs : 6€ pour les non adhérents // 3€ pour les adhérents

Gratuit pour scolaires, étudiants, demandeurs d’emploi et titulaires de la Carte Jeunes Bordeaux

Réservations : contact@toutartfaire.com / tel. 07.68.48.91.52